Lundi, 16 Août 2010 18:34

Une naissance comporte toujours une part d'incertitude. Celle du Gstaad Festival Orchestra a été proprement éblouissante – le meilleur des présage pour la tournée automnale qui le conduira dans les plus grandes salles d'Allemagne.

Une naissance comporte toujours une part d'incertitude. Celle du Gstaad Festival Orchestra a été proprement éblouissante – le meilleur des présage pour la tournée automnale qui le conduira dans les plus grandes salles d'Allemagne. Le spectateurs réunis vendredi soir sous la Festival-Zelt de Gstaad n'en reviennent sans doute pas encore: près de trois heures de musique, et surtout une émotion rare – le plus beau des cadeaux que puisse faire un concert. Emotion d'une musique russe portée à bout de bras par le Principal Conductor Maxim Vengerov. Emotion d'une phalange tout entière tendue vers son chef et vers le public, qu'elle irradie d'un dynamisme contagieux – mention spéciale pour une section de cuivres particulièrement sur la brèche et qui fait sensation tant dans les piani que dans les fortissimi. Emotion d'un jeune pianiste russe qui remplace au pied levé Fazil Say souffrant et transcende le très délicat – car archi rabâché – Premier Concerto de Tchaïkovski: Nikolai Tokarev ira loin, c'est certain. Emotion enfin d'un Maxim Vengerov qui, si enthousiasmé par cette nouvelle aventure, offre au public et à ses musiciens le plus beau des cadeaux: une Romance de Beethoven avec lui-même… au violon!

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